18,4 km
Entrer à Way’s Mills, c’est découvrir le temps passé. Après les Abénaquis, puis des Loyalistes et des Irlandais et par la suite la vague francophone avec l’essor du chemin de fer vers 1850, c’est à votre tour de découvrir une halte faite de calme et de fraicheur le long de la rivière Niger.
Après avoir salué les églises qui se font face, l’église Union de Way’s Mills (à droite du chemin Ball Brook) et en face l’église anglicane Church of the Epiphany, écoutez celui qui a laissé son nom au village, Daniel Way, personnage de La Voie des pionniers, bien installé près du pont et du centre communautaire. En fait, le hameau est compris entièrement dans une zone patrimoniale, reconnue en vertu de la Loi sur les Biens culturels et protégée par la réglementation municipale.
Tout en cheminant vers votre hébergement, observez ces 5 lieux d’intérêt:
Le Bureau municipal est situé sur le chemin de Way's Mills quelques pas après l'intersection de la rue Madore
Dans deux jours, quand vous quitterez le hameau de Way's Mills, vous ferez route vers Kingscroft, l’autre hameau qui avec Way’s Mills forme la municipalité de Barnston-Ouest; vous emprunterez le sentier Onès-Cloutier et longerez la rivière Niger. Puis sur le chemin Holmes, vous apercevrez à votre gauche la grange ronde de la famille Holmes. Construite par le grand-père de Stanley Holmes en 1907, la grange ronde Holmes est un témoin important du patrimoine architectural de la région. Entre 15 et 20 granges rondes furent construites au début du 20e siècle. Il n’en reste que 5 aujourd’hui dans les Cantons-de-l’Est.
Les pèlerins qui ont chaud et soif seront heureux d’apprendre que ce hameau doit son nom à Ira King qui au début du XIX siècle a ouvert une auberge sur la route qui menait de Stanstead vers Compton et Sherbrooke. Hélas, la buvette a disparu. Vous pourrez vous consoler en écoutant Cécile Dessaint-Veilleux, mère de 11 enfants, nous parler de la rudesse du temps.
Cécile Dessaint-Veilleux, autre personnage de La Voie des pionniers, est à l’ombre de l’église Saint-Wilfrid-de-Kingscroft. Une première église et le presbytère y sont construits en 1904. En 1910 un incendie ravage l’église; le presbytère est épargné. Le temple religieux est de nouveau fonctionnel pour 1912. Des rénovations extérieures sont apportées en 1920 et, en 1929, on procède à la réfection de l’intérieur. Dans les années 1920-1930, le sous-sol de l’église est très populaire. Il sert de centre communautaire pour les résidents du village. On y produit des pièces de théâtre ainsi que des spectacles. Aujourd’hui encore, la communauté de Kingscroft s’y retrouve occasionnellement pour des événements spéciaux.
L’église, datant du début des années 1910, est recouverte de déclin de bois avec une toiture en acier galvanisé installée à la canadienne. Sa charpente repose sur douze poutres en acier recouvertes de bois. Son clocher est d’une hauteur de 15 mètres. Elle dispose de fenêtres doubles à guillotine en bois ainsi que de portes de bois jumelées. Le revêtement intérieur est en jute peinte.